NAISSANCE  D'UNE  ICÔNE

    Saint NICOLAS au travers de "L'Atelier Saint Nicolas des Lorrains"
                              Jacques Valentin nous confie en images l'Écriture de son Oeuvre
              Dans un premier temps nous n'avons publié qu'une chronologie "d'Écriture"
   
                        Ensuite : la destination se dévoilera................plus tard !!  Le lundi 12 Mai, jour de la commémoration de la Translation de reliques de Saint Nicolas.

Photos : Jean Marc JANSEN

      Un  projet  sur  le  thème  de  Saint  Nicolas


En 2001, l'iconographe a enduit la planche, les dimensions : 1,30m x 1, 10m, poids : environ trente kilos. Il la fallu une semaine complète pour l'enduire avec un kilo de blanc de Meudon et 200 gr de colle de peau de lapin. Pourquoi de la colle de peau de lapin ?  La réponse est relativement simple, pour écrire une icône, il faut que toute la création soit présente dans l'icône pour rendre gloire à Dieu (le monde végétal, le monde animal et le monde minéral).
Le monde végétal est présent dans le bois et la toile.
Le monde animal lui aussi est là dans la colle de peau de lapin (os broyés de lapin) mise dans le levka (mélange de colle et de poudre d'albâtre) et le jaune d'œuf utilisé comme liant dans la peinture (tempera : jaune d'œuf et pigments).
Le monde minéral : enduction avec l'albâtre et pigments utilisés pour la peinture.
Douze scènes furent définies autour du thème central : Saint Nicolas
La naissance du Saint  - Le baptême - La consécration épiscopale - Les trois prisonniers - Les trois officiers sauvés - Les trois jeunes filles sauvées de la prostitution - La tempête apaisée - Le concile de Nicée - Le songe de Constantin - La dormition - La translation - La destruction des idoles

    Un  peu  de  l'histoire  de  cette  icône

Copie-INPIde-File0203.gif            Le choix des icônes n'a pas été simple. Il y a eu des discussions sur la Dormition et le concile de Nicée. A noter que cette icône de Saint Nicolas est particulière. Il n'y a jamais de représentation du concile de Nicée I dans les scènes d'une icône avec la vie de St Nicolas. La particularité de  cette icône est que l'iconographe s'est inspiré de prototypes du monde entier (de Macédoine, de Russie,  de Grèce,  de Crète, de différents monastères : des Météores, du Mont Athos et  en dernier un prototype contemporain) pour créer réellement une icône de dimension universelle.
                        Le positionnement des scènes n'a pas été choisi au hasard. Le choix est fait en fonction de critères définis par le philosophe chrétien M Philippe SERS lors d'un colloque  à Vézelay en août 2000 " icônes objets d'art ou objet sacré ". Donc cette icône est un nouveau prototype : c'est une création.
            L'écriture de l'icône a commencé en Juin 2006 et s'est terminée en Octobre 2007. En tout dix huit mois avec des temps très importants de travail-prières mais aussi avec de longs moments sans la moindre écriture. Combien d'heures de travail, un certain nombre, vous dira l'iconographe, la prière ne se compte pas en temps.
          Actuellement peu d'icônes, de cette taille sont écrites, sauf celle pour une iconostase d'une église. Il y a des monastères Orthodoxes ou même des églises  en France où  l'on peint encore de très grandes fresques comme le monastère St Antoine le Grand dans le Vercors ou une église en Corse.

        La  base  :  préparation  de  la  planche

preparation planche   
  •   La planche dégrossie : ponçage de l'envers, des côtés des arêtes.   
  •   La cuvette creusée au ciseau à bois (si exécution en cuvette)   
  •   La surface  griffée pour une bonne adhérence des enduits.   
  •   Encollage avec de la colle de peaux, à chaud attendre 6 à 12 heures.   
  •   La toile  : marouflage à chaud attendre 6 à 12 heures.   
  •   Enduction à la levka chaude (12 à 15 couches séparées par 6 à 12 heures) ponçage  sommaire entre chaque couche.   
  •   Ponçage et surfaçage de la dernière couche.   
  •   Dessin ou report du dessin  original par le calque et gravure à la pointe sèche

        Comment  s'écrit  une  Icône

dessin              L'iconographe commence toujours par poser les fonds d'or. Car Dieu dit : "Que la lumière soit, et la lumière fut" (Genèse. 1.3). L'OR a été choisi pour symboliser cette lumière incréée, parce que l'or est une matière qui ne se détériore pas, ne rouille pas, reste toujours lumineuse (l'or est lumière). Il a été choisi aussi par rapport au soleil, car il est la  lumière créée,  qui donne la vie à toute la terre , la lumière incréée donne la vie à toute créature.
              Ainsi l'Icône transcende le temps et l'espace en plaçant tous les mystères dans la lumière (dans l'or) : en plaçant tout en Dieu. L'icône nous aide à prendre conscience de " l'Éternel présent ". En plaçant le mystère en Dieu, l'Icône rend le Mystère " présent " à notre propre existence. - Dieu est présent à chacun, quelle que soit sa mentalité, sa culture, son degré de compréhension, etc.…
L'iconographie est une prière, c'est le long apprentissage de la prière concrète, silencieuse, non pas par un ressenti (intellectuel) mais par une relation directe avec la personne que l'iconographe est en train d'écrire. C'est à ce niveau là que la prière devient vivante, réelle, elle est constitutive de soi, elle devient prière intérieure. Le plus difficile pour l'iconographe est de laisser la place au Saint et non à soi. C'est en cela que l'iconographie est une école d'humilité.
                          MARQUE & MODELES DEPOSES - REPRODUCTION INTERDITE
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        CHRONOLOGIE

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Copyright © 2007-2008. Tous droits réservés textes et images.BéGé  dimanche 16 novembre 2008