Sa vie, ses miracles...jusqu'à nous...

      Saint Nicolas est très mal connu aujourd'hui, même en Lorraine. Grâce à la critique historique et aux travaux des historiens du Centre d'études nicolaïennes de Bari, on commence à se rendre compte qu'il fut un très grand saint, un modèle de justice (les stratélates), de charité et de partage (les 3 filles). Actuellement, en raison de son caractère universel, autant vénéré en Orient (même davantage) qu'en Occident, il est, spécialement à Bari, un messager d'unité et d'œcuménisme, particulièrement entre les catholiques et les orthodoxes, mais aussi entre tous les chrétiens.

Saint Nicolas, evêque de Myre

nicolas        Saint    Nicolas    est    né  en    255  (env.),    à    Patare, capitale  de  la  Lycie,  province  située  au  sud-ouest  de  l'Asie Mineure    et    appartenant,    à    l'époque,    à    l'empire    romain. La  religion  officielle  y  est  encore  le  paganisme, et  on y  vénère  surtout  Apollon  et  Artémis,  comme à  Ephèse, le  grand  sanctuaire  proche.  Les  chrétiens  évangélisés  deux siècles plus tôt par saint Paul et  ses  compagnons,  sont  cependant nombreux.  Mais ils  vivent plus  ou moins dans la  clandestinité, et subissent périodiquement des persécutions.
Nicolas est chrétien, c'est un adolescent robuste, énergique et volontaire, qui a grandi parmi la foule cosmopolite de ce grand port ; il hérite très tôt de parents aisés, probablement des marchands grecs. Il va consacrer entièrement sa fortune au soulagement de la misère et de la pauvreté.

Saint Nicolas, secours des pauvres, priez pour nous...

        On raconte ainsi que, dans son quartier à Patare, vivait un homme qui, ruiné à la suite de mauvaises affaires, s'apprêtait à livrer ses trois filles à la prostitution, faute, en ce temps-là, de pouvoir les marier sans dot. Le jeune Nicolas a jeté successivement par leur fenêtre trois bourses d'or leur permettant ainsi le mariage. Bien qu'il ait effectué ces dons en secret, conformément à l'Evangile ("Que ta main gauche ignore ce que fait ta main droite-" Matthieu 6/2-3), il est surpris par le père qui, malgré ses recommandations, fait connaître son bienfaiteur, et cette réputation de générosité ne le quittera plus.
C'est même très probablement cette réputation qui, vers l'an 300, lorsqu'il sera installé à Myre, autre ville de Lycie, le fera choisir comme évêque par la population chrétienne de cette ville. L'usage voulait en effet que les évêques soient choisis par leurs fidèles, et cela, même lorsqu'ils étaient encore laïcs, comme c'était le cas de Nicolas.

Saint Nicolas, père nourricier dans la famine, priez pour nous...

        Comme évêque, il s'occupe de son peuple au plan spirituel, bien sûr, mais aussi au plan matériel, en ce temps où l'administration civile est en pleine décadence. A la suite de mauvaises récoltes, Myre connaît une période de grande famine. Or des bateaux chargés de blé, en route d'Alexandrie vers Byzance, sont amenés par la tempête à faire escale à Andrake, le port de Myre. Mais leur cargaison est strictement contrôlée, et il faudra toute la puissance de persuasion de l'évêque Nicolas auquel on a fait appel, pour convaincre les capitaines de ces vaisseaux d'accepter de décharger une partie de cette cargaison en faveur des habitants de Myre. Et on dit qu'en arrivant à Byzance, la cargaison aura été miraculeusement reconstituée.

Saint Nicolas, libérateur des prisonniers, priez pour nous...

        Vers 311, les persécutions reprennent en Lycie, et l'évêque Nicolas est emprisonné avec de nombreux chrétiens. Mais en 373, par l'édit de Milan, l'empereur Constantin donne la liberté à tous les cultes, et les chrétiens sont libérés.
La clandestinité avait rendu difficile la communication entre les théolo­giens, et de nombreuses hérésies apparaissaient, notamment celle d'Arius qui niait la divinité du Christ. Aussi Constantin réunit en 325 le Concile de Nicée pour préciser les dogmes, et Nicolas y participa. On lui a même attribué un rôle impor­tant dans la défense de la foi et notamment de la sainte Trinité.
De retour à Myre, il est appelé à intervenir en faveur de trois jeunes gens innocents, injustement condamnés et sur le point d'être exécutés. Nicolas parvient in extremis à arracher l'épée des mains du bourreau. Puis il enfonce la porte du gouverneur, et admoneste vigoureusement cet homme corrompu, auteur d'une injuste condamnation. Il finira par lui pardonner : sévérité suivie de pardon, telle est la marque, plusieurs fois notée, de saint Nicolas.
Un officier de l'empereur, de passage à Myre, a assisté par hasard à cet épisode. Il s'en souviendra le jour où, à Constantinople, il sera lui-même victime de dénonciations calommieuses et injustement condamné avec deux compa­gnons. La nuit précédant leur exécution, Népotien, Ursus et Herpilion font appel à l'évêque Nicolas, et celui-ci apparaît en songe à l'empereur Constantin, ainsi que, dans les mêmes termes sévères, à son intendant Ablavios. L'empereur libère les prisonniers.

Saint Nicolas, pasteur du peuple chrétien, priez pour nous...

        C'est à ce moment, vers 332, que l'évêque doit intervenir à nouveau en faveur de son peuple. Myre est alors écrasée par le fisc. Alors Nicolas se déplace à Constantinople et obtient de Constantin une diminution des impôts de sa ville.
Les païens, encore nombreux, à Myre, fréquentent un temple célèbre, dédié à Art émis. Ce temple est un refuge des démons, et un lieu de perdition pour la jeunesse. L'évêque Nicolas détruit ce temple.
                      Saint Nicolas, vainqueur des forces du mal, priez pour nous...

Saint Nicolas, gardien des voyageurs, priez pour nous...

basilique st nicolas        Des  marins  sont  pris  dans  une  violente  tempête.  Soudain  un  vieillard leur apparaît, qui prend la barre en main et les sauve du naufrage. Arrivés à Myre, et se rendant à l'église, ils reconnaissent en l'évêque Nicolas le vieillard qui les a sauvés.
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